Un petit tour du côté de la poésie pour découvrir le tout petit livre "Petite anthologie de la poésie française" de Jean-Joseph Julaud aux Editions First.

Ce tout petit livre compile les poèmes et poésies françaises les plus belles, classées par thème : amour, tendresse, désir, mélancolie, nostalgie ainsi que sept fables de la Fontaine.

On y retrouve les poèmes qui nous ont bercé tout au long de notre chemin d'écolier :
" Le bonheur est dans le pré, Cours-y vite, Cours-y vite ..." - Paul Fort
" Ballade à la lune" de Verlaine dont on connaît bien la chanson : "C'était dans la nuit brune, sur un clocher jauni, la lune, la lune, comme un point sur un i - olalali-i-i- olalalali-o - olalali-i-i- olalali-o !"

Puis sur les bancs du collège :
"La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur" dit Paul Eluard
Et Verlaine de dire "Il pleure dans mon coeur Comme il pleut sur la ville ; Quelle est cette langueur Qui pénètre mon coeur ? Ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits ! Pour un coeur qui s'ennuie Ô le chant de la pluie !
Il y a celui que l'on apprenait après avoir lu "l'Odyssée" de Homère : "Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage Ou comme celui-là qui a pris la toison" avant d'attaquer la lecture de Chrétien de Troyes "Perceval ou le roman du Graal"

Il y a ceux que l'ont a appris par obligation au lycée "pour le bac de français" :
" Excité d'un désir curieux,
Cette nuit, je l'ai vue arriver en ces lieux,
Triste levant au ciel ses yeux mouillés de larmes
Qui brillaient au travers des flambeaux et des armes
Belle, sans ornement, dans le simple appareil
D'une beauté que l'on vient d'arracher au sommeil"
(Tirade de Néron) Britannicus de Jean Racine

"Ô Temps, suspends ton vol, et vous heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours" se lamentait Lamartine à côté d'une gravure représentant un couple sur une barque dans le "Lagarde et Michard". M'énervait, celui-là, à pleurnicher !

Heureusement, il y a mes préférés ... Mon rêve familier de Verlaine a bercé mes années romantiques "Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D'une femme inconnue, et que j'aime et qui m'aime ..." ou la Fantaisie de Gérard de Nerval (qu'est-ce que je l'aimais celui-là !) :
"Il est un air pour qui je donnerai
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très vieux, languissant et funèbre
Qui pour moi seul à des charmes secrets "
Bon, je ne résiste pas, je vous l'écrit en entier ...

"Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit.
C'est sous Louis treize ... Et je crois voir s'étendre
Un côteau vert que le couchant jaunit.

Pui un château de briques à coins de pierre
Aux vitraux peints de rougeâtres couleurs
Ceint de grands parcs avec une rivière
Baignant ses pieds qui coulent entre les fleurs.

Puis une dame à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens...
Que dans une autre existence peut-être
J"ai déjà vue ! Et dont je me souviens."
Cherchez pas, plus romantico-ado, on fait pas ! Et la blonde aux yeux noirs, sûr que c'était moi ;-)

En fin d'ouvrage, l'auteur récapitule la vie des poètes, selon un classement chronologique, depuis Marie de France jusqu'à Charles Le Quintrec, en passant par Clément Marot, André Chénier, Louise Ackermann, Paul Fort ou René Guy-Cadou.

Saurez-vous retrouver l'auteur de cette tirade :
"Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi si longtemps."

La réponse est page 51 ou vendredi prochain !
Bonne lecture !