J'essaie de tenir le coup de "une semaine : un livre". Pas facile car je prends beaucoup de temps pour travailler sur mon projet professionnel à venir (c'est pour bientôt mais pas assez prêt pour vous en parler !). Je dois donc avouer que j'ai pris un peu de retard, mais je compte bien profiter des soirées plus longues à partir de dimanche (n'oubliez pas d'avancer vos montres d'une heure !) pour le rattraper !

18699731Poussée par l'actualité ciné (enfin, celle du mois dernier d'avant !), j'ai (enfin !) fini "Le Lièvre de Vatanen" de Arto Paasilinna, remis au goût du jour par la sortie du film du même nom, avec Christophe Lambert (et Julie Gayet aussi et d'autres encore).

Donc, après avoir vue une émission où Lambert faisait sa promo (au début, je croyais que c'était un film sur le coureur automobile), je suis partie à la recherche du livre, pas difficile, il a été ré-édité pour l'occasion ... Et en Livre de Poche, histoire de pas me ruiner ! Le budget culture était déjà passé en pâte de pistache.

L'histoire au premier degré : deux journalistes rentrent de reportage sur une route de Finlande. Le conducteur heurte un levraut qui traverse dans le soleil couchant. Son passager descend de voiture, répare la patte blessée, prend l'animal dans ses bras et s'enfonce avec lui dans la forêt.

Au second degré, ça donne : le passager dans la voiture est fatigué. De son travail, de son mariage, de sa vie. Lorsque son collègue heurte un levraut sur la route, il le secourt et sent dans cette rencontre la possibilité de changer de vie. [NDLR : Ouf, ça va mieux, ça a l'air de palpiter un peu plus !]

Comme vous l'avez sûrement déjà compris, je n'ai pas été convaincue, je n'y ai pas trouvé la "fable contemporaine" que j'avais imaginée.

Il y a un décalage entre le fond et la forme : les phrases sont simples, courtes, utilisant le langage courant alors que les aventures itinérantes de cet homme sont souvent extraordinaires. Ceci dit, en VO, ça permettrait au lecteur curieux voire insatiable, d'apprendre le finlandais.
L'usage systématique du passé simple créée une distance entre les faits et leur narration, à la troisième personne du singulier. Décrit comme résigné et blasé au début du roman, il réalise des exploits (éteindre un incendie, réparer une cabane de chasseurs, chasser un ours etc ...) sans s'en rendre compte, sans en tirer de plaisir. On a l'impression qu'il vit les événements car il le faut, mais qu'il ne sait pas où l'aventure va le conduire, qu'il traverse sa vie sans la vivre. Ses actions défilent sous les yeux du lecteur sans le retenir à aucun moment.

La fin est banale. Le dernier paragraphe me semble être enfin le début d'une histoire palpitante !

En quatrième de couverture, ils parlent d'un roman d'humour écologique. Ouaip pour le roman, mais j'ai pas vu l'humour ! Ecologique ? Peut-être ... Mais j'ai pas encore lu le programme des Verts à la Présidentielle, alors je peux pas dire, hein ;-)

Bon, la prochaine fois, je vous parle d'un livre que j'aime vraiment :-)