30 avril 2007
Mini-quiches au fromage
Comme je vous l'ai déjà dit, je n'aime pas le fromage sauf quelques anomalies tels que kiri, mozzarelle ou gouda de mai. Mais là, il m'est arrivé dernièrement un truc EXCEPTIONNEL : j'ai cuisiné du fromage ! Il faut dire que, croyant décongeler des tranches de roastbeef, j'ai eu la surprise de déballer de l'alu ... des parts de fromage portugais mi-vache, mi-chèvre que je me rappelle plus du nom mais c'est pas grave. Et que ma fille, flairant l'embrouille, m'a dit "J'en veux pas de ton fromage, ça fait trop longtemps qu'on l'a acheté !" Et toc ! J'ai eu beau lui dire que le fromage ne viellissait pas au congélateur, elle m'a délicatement honoré d'un "beurk" au moment de lui présenter. Moralité : toujours marquer SUR l'emballage le contenu au moment d'enfourner au congel !
Là où elle n'a pas flairé l'embrouille, c'est quand je lui ai présenté
ces tartelettes dorées et odorantes (là, c'est moi qui dit "beurk") ,
même qu'elle m'en a réclamée une seconde pour son dîner et même encore une troisième que j'ai dû dire "Stop" malgré ma joie de voir partir ces trucs puants de ma cuisine.
Par ici la bonne recette qui utilise les restes de TOUS les fromages préférés de ma sainte enfant !
Pour une quinzaine de quichounettes, il faut :
- une pâte brisée du commerce - ou une maison pour les courageuses -
- 150 g de fromage décongelé (pesé par réflexe bloguesque) et d'autres restes éventuellement (des lichettes de vieux roquefort qui pue dans MON frigo ont trouvé leur place !)
- un fromage blanc (périmé depuis 3 jours, j'avoue ma grande faute !)
- 2 oeufs
- la moitié (environ) d'une bouteille de crème fraiche liquide (venant à se périmer dans 3 jours)
Comment on fait ?
- le plus long : beurrez et farinez tous les metits moules individuels (pour fariner, je regroupe les moules bien serrés et je saupoudre de farine à travers une passoire, sinon, trois heures après, on y est encore !)
- préchauffez le four à 200°
- foncez des petits ronds de pâte dans les moules et faites cuire 10 minutes à blanc
- pendant ce temps, émiettez les fromages et mélangez-les avec les jeunes d'oeufs, la crème et le fromage blanc.
- battez les blancs en neige avec un peu de sel et ajoutez-les à la préparation.
- en vous aidant de 2 cuillers à soupe, répartissez le mélange dans les fonds de tartelettes et faites cuire 20 minutes à 180°.
Voilà, ça y est, vous allez avoir de nouveaux copains, si comme moi, vous réservez une dizaine de tartelettes pour un "apéritif de vacances avec les copains".
Chère Elvira, tu peux noter que j'utilise enfin les moules initialement achetés pour faire des pasteis de natas ...
Bon, là, va falloir que je me creuse les méninges, je vous ai enfin partagé cette semaine toutes mes dernières créations culinaires ... Toutes, sauf une ... que je garde précieusement au frais. Mais comme demain c'est la fête du travail, comptez pas sur moi pour vous pondre une nouvelle recette ;-) Par contre, comme je suis ultra-sympa, j'ai recalé les récap de mes recettes (histoire de faire un peu comme les copains !)
bon appétit et bonne manif !
29 avril 2007
Ma petite cuisine en photo
Juste un petit mot pour vous occuper, si vous n'êtes pas parti en week-end prolongé.
Voici la démonstration que l'on peut cuisiner dans une petite cuisine : 2m70 de large, plan de travail de 60 cm de profondeur. Des placards du sol jusqu'au plafond. La frise, c'est moi qui l'ai faite (et je n'en suis pas peu fière !). Le bazar, c'est le mien aussi, ça j'en suis moins fière, mais je n'ai plus de place pour tout ranger ...
Et si on faisait une chaîne de la cuisine ? Je suis bien curieuse, mais je voudrais savoir "comment elle est, la vôtre ?"
Lolotte, mon Américaine préférée,
Iris - sors de ton potager quelques instants s'il te plaît-,
Muriel -please arrête de me donner envie avec TOUTES tes recettes-,
Lavande-Nath -les recettes qui donnenet la ligne pour déculpabiliser du blog précédent !-
et Olivier - avec ton super nouveau appareil photo de pro- j'aimerai bien m'inviter dans votre cuisine ... Loréal, je t'ai pas proposé, mais c'est toi qui m'a donnée l'idée ;-)
28 avril 2007
Crème caramel de Christophe
Je veux bien sûr parler de Christophe Felder. Les recettes de son livre "Les crèmes de Christophe - Leçons de pâtisserie" sont toutes plus alléchantes les unes que les autres. Au passage, j'ai quand même repéré une ou deux petites erreurs entre photo et légende et aussi un tour de main pas trop expliqué : comment mettre une feuille de gélatine dans de la pâte de pistache ?
Venons donc au vif du sujet : j'ai testé la recette du dessert incontournable des bistrots parisiens à l'heure du dessert "alors on a crème caramel, mousse au chocolat ou tarte du jour !" et pourtant trop souvent saccagée : la CREME CARAMEL.
Bon, forcément, je ne serai pas moi si je ne le faisais pas, horreur, enfer et damnation, j'ai adapté la recette de Christophe ... Sacrilège ! Juste que je trouve qu'il avait beaucoup de sucre et que je fais la chasse au sucre inutile. Parce qu'il faut vous avouer que mon chéri parvient à solubiliser 2 sucres 1/2 dans son expresso, alors si je peux lui en retirer un peu au moment du dessert, je me dis que je fais du bien à sa santé, à sa vieillesse et à ses bourrelets ... Mais chuuutttt ! Ne lui dites pas que je travaille pour lui en cachette ...
Le résultat, pour vous convaincre que le petit changement n'a pas nui à l'ensemble ... Même si chéri m'a fait remarquer que mon dessert n'était pas assez sucré (Ah, bon ? Je me demande bien pourquoi !)
J'ai fait 6 crèmes avec ces proportions :
- 100 g sucre pour le caramel
- 3 oeufs entiers
- 2 jaunes
- 75 g sucre (au lieu de 100 g)
- 2 cuillers à café d'arôme vanille (je n'ai plus de gousse ! Penser à prévoir des vacances à la Réunion pour approvisionnement)
- 1/2 l lait entier
Comment on fait ? (pour la recette originale, se reporter au livre évoqué ci-dessus ...)
- le plus technique, c'est de faire un caramel avec juste du sucre. Je ne sais pas faire, alors je mets un peu d'eau pour humidifier le sucre, je laisse colorer sans toucher à rien dans ma casserole, je rajoute un fond d'eau (ou un jus d'orange quand le caramel a la couleur voulue, je touille, je transvase dans mes 6 ramequins et je finis la cuisson du caramel au four. (Cherchez pas cette méthode chez les pros, c'est une technique tout à fait personnelle, acquise de façon empirique depuis que je me suis équipée d'une plaque à induction, parce que je n'ai pas acheté de moule à induction et qu'il a bien fallu trouver une solution pour faire une tarte Tatin, un jour !).
Quand le caramel est ok, laissez-le durcir.
Pour la crème maintenant, plus facile, tu meurs !
- mélangez ensemble les oeufs entiers, les jaunes et le sucre, sans faire mousser.
- ajoutez la vanille liquide, versez le lait en mixant le tout.
- Quand le caramel est pris, préchauffez le four à 140°, versez le mélange dans les ramequins, disposez les ramequins dans la lèche-frite avec 1 bon centimètre d'eau et laissez cuire 45 minutes. Veillez à ce qu'il y ait toujours de l'eau au cours de la cuisson. Les crèmes sont cuites quand elles ne sont plus tremblotantes au milieu.
Pour les démouler, attendez qu'elles soient froides, passez un couteau sur le pourtour du ramequin et retournez sur une assiette.
Le truc de ces crèmes, c'est de les faire cuire à feu doux pour conserver leur texture crémeuse. A trop forte température, les oeufs coagulent et la crème forme des bulles, l'aspect n'est pas homogène au démoulage.
bon appétit !
27 avril 2007
Plateau télé dié-té-tique (enfin presque !)
En prévision des nombreuses soirées indigestes d'élections qui nous attendent ces prochaines semaines, je vous propose une assiette sympathique composée d'une salade assaisonnée à l'huile d'olive et d'un cake aux olives revisité.
La salade, c'est comme ça que je l'aime : juste salée et aromatisée d'une huile d'olive parfumée, comme celle que produit la coopérative de Beaumes-de-Venise où sont triturées les olives de l'exploitation de ma grand-mère.
La recette du cake aux olives vient directement d'un livre de cuisine provençale que j'aime beaucoup. J'en parlerai plus longuement prochainement, car c'est le seul livre pour lequel j'ai testé, éprouvé, annoté, modifié et, finalement, apprécié TOUTES les recettes.
Ce cake est inratable, garanti sans grumeau, parfait pour les apéritifs, pique-niques, repas du soir sans souci, accompagnement de barbecue et vidage de placards intempestif.
Il faut :
- 250 g farine
- 1 sachet de levure chimique
- 3 oeufs
- 10 cl d'huile d'olive
- 10 cl de vin blanc sec (qu'ils disent dans la recette, mais ça m'arrive de mettre du vin rouge, du bouillon de volaille ou du jus de viande !)
pour la recette classique, il faut rajouter :
- 150 g gruyère
- 100 g olives vertes
- 1 poignée de noisettes décortiquées
- 150 g jambon
Comme j'ai tendance à l'adapter souvent, je peux lui rajouter :
- des légumes cuits,
- des tomates séchées, des cubes de mozzarelle et des miettes de thon,
- des lardons et des pruneaux, etc etc,
les ingrédients sont déclinables à l'infini à condition qu'il ne soient pas trop humides.
Comment on fait ?
- préchauffez le four Th 6
- mélangez ensemble farine + levure
- dans un autre saladier ou le verre gradué, mélangez ensemble l'huile puis le vin blanc puis les oeufs.
- versez ce liquide dans le premier mélange et homogéneisez
- rajoutez ensuite les ingrédients qui composent le cake. Dans le mien, j'ai mis : du gruyère, des olives, des amandes, des anchois et 2 bulbes de fenouil cuits à la poêle dans un fond d'huile d'olive pendant 20 minutes.
- chemisez un moule à cake, versez le mélange et faites cuire 45 min environ à 180°.
- servez froid en tranches ou en cubes.
Il me vient une idée : en entrée, avec un coulis de tomates ...
Bon appétit !
26 avril 2007
Tarte aux poires facile
Comme promis, voici la recette de la tarte aux poires hyper-facile et hyper-bonne que j'ai eu le courage de préparer pendant les vacances !
Certes, elle est un peu brûlée sur la photo, mais le four à gaz usagé ne sait plus faire la différence entre thermostat 10 et 4 ! J'ai donc opté pour une cuisson "à fond les ballons" mais porte ouverte, pas top pour une cuisson homogène ! Récompense : même mon frère en a mangé et chéri s'est même resservi ...
De quoi on a besoin ?
- du reste de la plaquette de chocolat utilisée pour le gâteau des frangines
- d'une pâte brisée toute faite (ou faite maison, c'est meilleur, mais ce ne sont plus les vacances !)
- 2 oeufs
- 2 cuillerées de sucre
- 1 cuillérée de farine
- une tasse de lait
- un peu d'arôme vanille (j'en n'avais pas !)
Le petit goût de brûlé (visible au premier coup d'oeil !) me fait imanquablement penser à Daniel Picouly ...
Comment on fait en 15 minutes environ (sans compter la cuisson) ?
- Tapisser un moule à tarte de la pâte brisée et faites la cuire 10 minutes th 10 6
- Cassez le chocolat sur la pâte encore chaude, laissez reposer, étalez avec le doigt, le dos d'une cuiller ou ce que vous avez sous la main
- épluchez les poires et coupez-les en quartiers que vous disposez harmonieusement sur le chocolat
- préparez une mixture avec 2 oeufs, du lait, du sucre et un peu de farine et versez sur les poires. C'est là que vous mettez la vanille si vous en avez !
- faites cuire 20 minutes th 10 la porte ouverte en tournant le moule toutes les 3 minutes et en vous brûlant en essayant de limiter les zones de brûlé avec du papier d'alu ... Mais je pense que 30 minutes, th 6, la porte du four fermée, c'est mieux !
allez, encore une petite photo pour les gourmand(e)s tant qu'il en reste encore ...
J'espère que vous vous régalerez ce week-end ...
Bon appétit !
23 avril 2007
Les élections vues par ...
Ce n'est pas parce qu'on a que cinq ans que l'on ne se sent pas concernée ... Je vous livre la façon de voir de ma future citoyenne de fille ...
Après-midi de samedi tranquille au parc, interrompu par un cours de politique ... ou comment faire comprendre la démocratie à un enfant ? Je la vois discuter avec le papa d'une de ses copines du parc, puis elle vient vers moi en courant : "Pourquoi on bote demain, il est encore mort, le pape ?" ...
Dimanche au bureau de vote, je lui montre qu'il y a douze bulletins, et qu'on en choisit un (mais je ne l'ai pas emmené dans l'isoloir, je ne voulais pas qu'elle ânonne le nom du candidat que j'avais choisi ... C'est ça de vouloir faire découvrir les plaisirs de la lecture tôt à ses enfants ...). D'ailleurs, pendant que j'attendais, elle s'est amusée à déchiffrer les lettres des bulletins en tas sur la table...
Et le soir, à table, j'ai eu droit à l'interrogatoire en règle ...
- "tu as choisi qui pour boter ?" (décidement, je vais finir ma croire que ma fille apprend l'espagnol en catimini pour prononcer les v de cette façon !)
- "on ne le dit pas, c'est ça de voter à bulletin secret !"
- "oui mais quand même tu as choisi qui ? Février ou Octobre ?"
Comprendo ? Douze candidats ... Un pour chaque mois de l'année, c'est ça la démocratie, non ?
Les dangers d'être gourmande !
Non, ce n'est pas de la paresse, mais la gourmande que je suis s'est brûlée en sortant du four les petits biscuits tendres de Georgette.
Alors, prudence, et ne pêchez pas par excès de ménage : jetez vos gants de cuisine plutôt que de les passer à la machine ... car ils y perdent leur pouvoir isolant.
Heureusement, les cloques sont maintenant ratatinées sous un pansement et je peux de nouveau tenir ma souris et tapoter sur le clavier. Il ne me reste plus qu'à dompter ma phobie nouvelle de mon four ;-)
A très vite pour de nouvelles recettes !
17 avril 2007
Gâteau au chocolat des frangines : ultra-rapide au MO
Qui croirait que, même pendant les vacances, je reste les doigts de pieds en éventail ? Pendant que mon Homo Sapiens Chéri nous régalait du résultat de sa chasse et de sa pêche issus du supermarché voisin, (Vous ne croyez pas que je le laisse chasser, à son âge ?), j'ai testé deux recettes (de desserts, forcément !) malgré des conditions culinaires désastreuses rudimentaires (Quoique : les gamelles datent de la guerre - et c'est pas peu dire puisque c'était la batterie de cuisine de mon arrière-grand-mère - mais il y a quand même un four micro-ondes et une machine à expresso dernier cri !)
Bref, aujourd'hui, en exclusivité mondiale, le gâteau fondant au chocolat au micro-ondes que je vais appeler "le gâteau des frangines", clin d'oeil à mon frère : c'est lui qui m'a donné la recette, il la tient d'un copain et colocataire, qui la tient lui-même de sa soeur ...
La recette est ici : je doute que mon frère ait écrit lui-même, il n'y a pas de faute d'orthographe ;-)
Chris la paresseuse qui ne recopie même pas la recette, j'y crois pas comment les vacances m'ont appris la paresse !
Ah, j'oubliais : si vous avez des gourmands à la maison, je vous conseille de faire deux gâteaux. J'ai même pas pu prendre de photos tellement il a été dévoré rapidement !
Promis, demain, j'écris et photo à l'appui, je vous livre la recette de la tarte aux poires des paresseuses cuite au four à gaz, mais que surprise : le thermostat ne fonctionne plus !
Bon appétit !
16 avril 2007
Retour maison ... STOP ...
Lessives en cours ... STOP ... Trouver de la place pour les cartons de bouteilles ... STOP ... Frigo vide ... STOP ... Fait meilleur ici que dans le Sud ... STOP ... Incroyable, non ? ... STOP ... Pas envie de rentrer quand même ... STOP ...
13 avril 2007
Livre #7 : Fitzchevalerie : suite et fin
Voilà, l'épopée prend fin ... Mais pas sans péripétie ! Dans "Serments et Deuils", "Le dragon des glaces", "L'homme Noir" et "Adieux et retrouvailles", on assiste encore à des aventures extraordinaires tandis que l'on a la réponse de la plupart des intrigues auxquelles Fitzchevalerie était mêlé depuis le début.
Il devra d'abord former un clan d'Art, fidèlement à la tradition des Six Duchés.
La délégation outrîlienne, à la tête de laquelle la narcheska Elliania semble porter un terrible secret, doit rentrer dans son territoire. La jeune fiancée lance un défi au prince : celui de ramener la tête du dragon Glasfeu, afin de prétendre l'épouser. Ce dragon mi-légende, mi-bête vit dans les entrailles d'une île particulièrement inhospitalière, où Fitz va devoir affronter des épreuves terribles au milieu d'un clan d'Art disparate et mal préparé. Il va croiser l'Homme Noir, combattre un dragon, faire connaissance avec la Femme Pâle, affronter la mort de plusieurs proches, perdre son Art encore une fois avant de comprendre enfin la raison de tous ses efforts.
Il va alors prendre le repos qu'il mérite dans un territoire apaisé au milieu de gens qui l'aiment et qui l'imaginaient mort depuis plus de quinze ans.







