Coups 2 coeurs : cuisine, lecture et déco au quotidien

Un rendez-vous avec des recettes de cuisine, des livres, de la décoration maison, des histoires de famille, des histoires tout court et tant d'autres choses encore !

05 novembre 2007

Pain d'épices spécial journée de pluie

Il y a des jours où l'on se réveille en entendant la pluie à travers les volets,
Il y a des jours où l'on voudrait rester sous la couette toute la journée,
Il y a des jours où l'on manque d'entrain et de courage pour affronter la journée,
Il y a des jours où l'on se réchauffe d'effluves épicées ...
Grâce au pain d'épices.

Voici une recette moelleuse et parfumée pour gourmands petits et grands.

Il faut :
250 g farines : blanche, seigle, complète, épeautre comme vous voulez
175 g miel
1 tasse de lait, qui doit faire environ 20-25 cl.
2 cuillers à soupe d'épices : 2 clous de girofle, 2 gousses de cardamone, une étoile d'anis, un peu de muscade, un demi-bâton de cannelle, un tour de moulin de poivre noir, un nuage de gingembre ...
2 poignées de fruits secs : des raisins et des cubes d'ananas par exemple mais ça marche aussi très bien avec des noix et des figues ou des écorces d'orange et des noix de pécan
1 sachet de levure
1 pincée de sel

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Dans un cul-de-poule, mélanger 175 g de miel bien parfumé et 2 cuillérées d'épices réduites en poudre, selon votre goût : cannelle, clous de girofle, muscade, gingembre, cardamone, anis étoilé.
Chauffez une tasse de lait, environ 20 cl et mélangez-la au miel épicé. Mélangez longuement, pour que le miel soit bien dissous.
Dans un autre récipient, mélangez 250 g de farine avec un sachet de levure et une pincée de sel.
Préchauffez votre four à 160°.
Filtrez le lait parfumé au-dessus de la farine et mélangez longuement à la cuiller en bois, une dizaine de minutes. La pâte doit être souple comme une pâte à gaufres pour obtenir un gâteau moelleux (plus la pâte est dure, plus le pain d'épices sera serré).
Versez dans le moule à gâteau et faites cuire à 160° pendant 40 minutes.
Démoulez et laissez rassir une journée (si vous le pouvez) pour que les arômes se développent.

Bon appétit !

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31 octobre 2007

Tartelettes qui se la pètent !

Et que d'abord, si j'ai envie de dire "qui se la pètent", je le dis, même si c'est pas beau.
Et que ensuite, si j'ai envie de ranger mes tartelettes dans les "monuments de la cuisine française", je le fais, j'ai le droit, na !

tartelette_citron1

Vous les trouvez comment ? Roses ? vous n'avez rien bu, elles le sont
(mais si vous voyez un éléphant à la place de mes tartelettes, arrêtez tout de suite le Martini !)

J'ai eu envie de tester mon colorant couleur "cerise" acheté avant l'été. Alors je me suis lancée dans des macarons ... Que j'ai consciencieusement ... râtés ! Et oui ! N'est pas Mercotte qui veut ;-)
Et le lien avec les tartelettes, me direz-vous ... Tout simple : j'ai réduit en poudre mes macarons trop cuits, relu ma recette de pâte sablée, adapté la recette pour incorporer la poudre de macarons (étant composée de tant d'amandes et de tant de sucre, qu'il en faut tant de farine dans la recette, quel est l'âge de la cuisinière ?) et travaillé tranquillement une magnifique pâte sablée rose aux senteurs d'amandes.
Qui a dit que la pâtisserie était une science exacte ?

Et je mets quoi dedans, maintenant ?
Une recette de tartelettes au citron du livre "Simplissime" a retenu mon attention par sa simplicité, alors je me suis laissée tenter.
Pour 30 tartelettes, prévoir :
- 1 oeuf entier + 1 jaune
- 120 g sucre
- 50 g beurre
- le jus d'1 citron et le zeste d'un demi.

Dans un cul-de-poule, mmélangez au batteur les oeufs et le sucre jusqu'à blanchiment.
Faites fondre le beurre et ajoutez-le au mélange.
Ajoutez ensuite le jus de citron et les zestes. Transvasez dans la casserole et faites cuire en remuant en 8 jusqu'au premier bouillon.
Mélangez au fouet et répartissez dans les fonds de tarte cuits à blanc.
J'ai rajouté des pétales de roses au sucre trouvés dans la caverne d'Alibaba de la rue Tiquetonne ;-)
Laissez tiédir avant de dévorer.

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Une petite pensée spéciale à Mamina Claude avec cette photo que j'ai voulu particulièrement soignée.

Bon appétit !

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04 octobre 2007

Un "russe" et un "moscovite" font des vacances dépaysantes

Les vacances, c'est pas de tout repos. Si, si, je vous le dis. Parce que pendant les vacances, j'ai cuisiné, oui, parfaitement, j'ai cuisiné ... deux fois !
Si, c'est pas une blague ! Avouez que je m'en sors bien, deux préparations de repas en un mois, je suis la reine de la glandouille débrouille.
Et pourtant, c'était difficile : j'ai fait un repas français (et puis c'était tellement bon que j'ai recommencé !). Pour faire découvrir la gastronomie française à la soeur de Chéri (qui est portugaise pour ceukse qui ne suivent pas)(comme toute sa famille).
Reprenons du début : elle me dit (en portugais, je commence à la comprendre) (mais c'est une autre histoire) autour d'un gâteau dans un salon de thé "celui-ci est mon préféré". OK. "Celui-ci" c'est une sorte de mille-feuilles mais sans couche intermédiaire de pâte feuilletée, que les Lusitaniens l'appellent "Rousse" (épargnez-moi au sujet de ma prononciation, mais j'ai fait allemand première langue) (la faute à mes parents) (mais leur dites pas, ils le savent) (et russe troisième langue mais là, c'est moi qui ai choisi) (et entre temps, j'ai fait anglais; mais ça aide pas pour prononcer le portugais).
Et Chéri qui rétorque "Chris, elle sait bien faire les desserts". OK, c'est vrai (merci Chéri c'est sympa de reconnaître mes qualités, tu es un amour). Et là, il continue "elle pourrait en faire un". Ouèèèèhhhh youpiiii youplaboum "Mèmèmè... mais... je suis en vacances, mouaaa !".
Que nenni (je parle aussi Molière, mais c'est en voie de devenir une langue morte surtout du côté du 9-3) et je me retrouve à l'hyper du coin qui s'appelle Continente (très instructif en terme de marketing, mon ex-métier) pour faire provision (entre autres) de beurre pas salé et de crème fleurette (ouarf trop Sherlock Holmes le coup de trouver de la crème fleurette au milieu des yaourts portugais, j'ai failli appeler Elvira dans sa Tasca) et tout le nécessaire (même un rouleau à pâtisserie !).
Et puis quand même, je suis prudente, on fait un tour dans un cybercafé pour récupérer vite-fait-bien-fait une recette de pâte feuilletée (je travaille pas sans filet Madame, je suis pas au cirque, moi, ma réputation est en jeu).
Bilan des courses : j'ai passé mon une grande partie de mon après-midi à faire une pâte feuilletée et une crème que j'appelle "mousseline" qui est une crème pâtissière allégée de chantilly pendant que ma (presque) belle-soeur emmenait les enfants au parc (trop bien de pas avoir les deux ouistitis dans les pattes quelques heures)
Résultat : C'est trop bon ! Tellement bon que j'ai recommencé pour la maman de Chéri quelques jours plus tard (mais là, même Sherlock Holmes n'a pas trouvé la crème qui allait bien, sont pas au point les Mousqueiteiros).

Ah oui, avant le dessert, il y avait de la blanquette de veau. On s'est régalés ! (Chéri, la photo de mon gâteau, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?).

Alors, on passe aux choses sérieuses.
Il faut :
- une pâte feuilletée, soit toute prête soit préparée avec vos petits doigts agiles grâce aux conseils avisés de Fred en deux parties
- 20 cl de crème fleurette
- 2 cuillers de sucre glace
- 1/2 l lait entier
- 4 oeufs
- 125 g sucre en poudre
- 60 g farine
- une lichette de beurre

Préchauffez votre four à 220°. Etalez les pâtes feuilletées et badigeonnez le dessus au pinceau d'un blanc d'oeuf (que vous prendrez sur les oeufs qui servent dans l'étape suivante). Enfournez pour 12 minutes environ, puis laissez bien refroidir.

Réalisez la crème pâtissière : faites bouillir le lait. Mélangez les jaunes et le sucre en poudre jusqu'à blanchiment, ajoutez la farine, remuez bien. Ajoutez le lait et remettez sur le feu jusqu'à épaississement. Etalez dans un plat pour faire refroidir.Faites fondre le beurre sur le dessus pour éviter qu'une peau se forme.

Montez la crème en chantilly (en portugais, on dit "en château"). Ajoutez le sucre glace et battez encore une minute. Réfrigérez. Quand la crème pâtissière est froide, incorporez-la cuiller par cuiller au batteur électrique dans la chantilly jusqu'à la consistance désirée.

Montez votre gâteau : une couche de pâte feuilletée, plein de crème, puis re-couche de pâte feuilletée. Saupoudrez de cacao ou de sucre glace et servez sans attendre.

Demain, une pause pour vos papilles : une escapade au pays du grand écran pour un film en francs mais que l'on paie en euros.

PS : je n'ai pas oublié que je dois aussi vous parler du "Moscovite" que j'ai rencontré au Portugal, ce sera pour lundi ;-)

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03 octobre 2007

Le retour de la pomme (et autres fruits d'automne)

Lundi mardi soir. Je re-découvre canalblog, si vous voyez ce que je veux dire.
Les experts, Chéri, de nouvelles recettes, de futurs clients RIEN ne pourra me distraire. Sauf le disque dur qui fait un bruit de vieille savate, mais je croise les doigts.
Parce que non là quand même, il faut absolument que je partage avec vous tout ce qui m'a éloigné de vous aussi longtemps !

Tiens, un petit extrait du message que j'avais préparé à votre intention le 20 septembre (je l'avais appelé "blog en panne de temps" c'était pas mal, j'aimais bien mon titre) (étourdie qui l'avait laissé en mode "brouillon" ... hihihihihi ! ouarff !)
"C'est pas que je vous ai oublié, vous mes lecteurs chéris (...) (non, ça c'est promis juré je ne vous oublierai jamais, surtout depuis vos hommages respectueux rendus à mon guacamole d'artichaut) C'est pas que j'ai oublié mon mot de passe (...) (quoi que ! j'ai eu chaud !) C'est pas que j'ai trouvé une activité professionnelle à la hauteur de mes ambitions (ah, ça depuis, si, ça y est, je me lance enfin, je veux dire, il faut un début à tout) (...)"

C'est surtout que j'ai été bien occupée par ça :

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Alors j'ai fait ça

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En clair, prenez de beaux coings du jardin (celui de mon grand-père). Nettoyez soigneusement les peluches qui recouvrent les fruits et ôtez les parties abimées (elles gâteraient vos préparations). Coupez les coings en morceaux. Recouvrez d'eau et laissez cuire longtemps (une bonne heure, voire plus, jusqu'à ce qu'une bonne odeur d'automne envahisse la maison). Versez dans une passoire pour séparer le jus de la pulpe et laissez égouttez une nuit.

Pesez le jus et comptez 80% du poids en sucre. Mélangez soigneusement et attendez que le sucre soit fondu avant de monter le jus à ébullition puis faites cuire en remuant doucement. C'est bon quand une cuillerée de mélange se fige dans une assiette. Versez dans des pots ébouillantés, fermez à fond les couvercles, laissez refroidir à l'envers et préparez votre plus belle écriture pour rédiger de belles étiquettes.

Utilisez la pulpe pour faire de la pâte de coings : passez le contenu de la passoire au moulin à légumes grille fine (pas au mixer, vous auriez une purée visqueuse et collante). Ajoutez 80% de son poids en sucre et mélangez soigneusement. Etalez sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé de façon à former une couche uniforme de environ 1 cm d'épaisseur. Mettez à four doux (100°) pendant une nuit. Quand la pâte est froide, coupez des carrés, des losanges et roulez-les dans le sucre cristal (ou mieux, sans le sucre "en grains" qui sert à recouvrir les chouquettes).

Vous avez provision de pâte de fruits et de gelée de coings pour l'hiver. Vous pouvez aussi mélanger pommes et coings ensemble, c'est excellent.

Sans transition, passons aux niouz : voilà, ça y est, je me lance dans les ateliers culinaires. Si celà vous intéresse, n'hésitez pas à me demander des renseignements par mail.

Dans mon prochain message, je vous expliquerai pourquoi il ne faut pas se fier aux apparences en terme de géographie culinaire.

PS : vu que les photos mettaient des heures à charger, j'ai eu le temps de jeter un oeil sur les Experts (mais j'ai rien compris. Moralité : faut pas faire 2 choses à la fois !)

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06 juillet 2007

Cake pour petit-déjeuner d'anniversaire

J'espère vous faire saliver avec ce cake, une tradition revisitée par son contenu, puisque j'ai remplacé les traditionnels fruits confits par des fruits déshydratés. Démonstration !

Pour un cake de 8 personnes, il faut :
- 3 oeufs
- 125 g sucre semoule
- 250 g farine
- 175 g beurre
- 250 g de fruits secs divers et variés : dans le mien, il y avait 4 dattes, 2 figues, une poignée de raisins secs, des cubes d'ananas déshydratés (j'aurais bien mis des fruits de Gourmeticône, mais je n'ai pas encore reçu mes échantillons !) et quelques écorces d'oranges confites.
- 1 bol de thé aromatisé aux fruits. J'ai utilisé "Rendez-vous à Shannon" du Comptoir irlandais que je trouve dans la boutique du BD Voltaire (M° Charonne)
- 1 demi paquet de levure
- 1 pincée de sel

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C'est tout simple, mais il faut prendre le temps de couper les fruits en cubes et lamelles de petite taille et les faire infuser dans le thé chaud.
Ensuite, on réunit tous les ingrédients et c'est parti :
- Travaillez le beurre dans une terrine chaude pour le faire ramollir (ou dans un saladier en inox trempé dans de l'eau chaude dans l'évier).
- Ajoutez le sucre petit à petit sans cesser de battre puis les jaunes d'oeufs les uns après les autres, en incorporant bien chacun avant de verser l'autre. Gardez les blancs et montez-les en neige avec le sel.
- Préchauffez le four à 180°.
- Ajoutez la moitié de la farine et la levure.
- Egouttez les fruits ré-hydratés et mélangez-les avec l'autre moitié de la farine.
- Ajoutez le reste de farine avec les fruits puis incorporez délicatement les blancs battus en neige.
- Versez dans un moule à cake de 26 cm environ.

Faites cuire 45 minutes. Laissez tiédir avant de démouler sur une grille.

Bon appétit !

PS : ce cake est meilleur un peu rassis, si vous pouvez attendre !

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05 juillet 2007

Blanquette de veau à la moderne

Je suis très en retard dans mes messages, j'en ai partout en préparation en attente soit d'une photo soit d'une réalisation ... J'ai immortalisé l'inauguration du laurier-sauce de Bergeou ...

A moi la bonne blanquette de veau (le temps s'y prête, je rêve même de tartiflette, le comble pour quelqu'un qui n'aime pas le fromage !). La seule différence entre la blanquette tradi et la mienne, c'est que je fais revenir la viande dans un fond d'huile. Je préfère cette solution qui donne une viande savoureuse, tandis que les tradi optent pour une cuisson de la viande dans l'eau farinée (qui donne un bouillon parfumé).

Je prépare la blanquette par kilo de viande et j'en congèle la moitié, je trouve que ce plat supporte sans problème l'étape du congélateur ...

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Pour un kilo de viande, je prépare :
- 3-4 carottes
- 2 oignons
- 500 g champignons de Paris
- 1 bouillon kub, poivre, persil, 2 feuilles de laurier-sauce

Dans une cocotte, faites revenir les oignons coupés en lamelles dans une cuillerée de matière grasse. Couvrez les 5 premières minutes pour éviter que les oignons roussissent, puis rajoutez les morceaux de viande coupés en cubes de 5 cm de côté environ.
Ajoutez les carottes coupées en rondelles, puis 1 litre d'eau froide, sans la verser sur la viande, mais sur les bords de la cocotte.
Faites dissoudre le bouillon, ajoutez du poivre et les feuilles de laurier-sauce.
Couvrez et laissez cuire à tout petit bouillon 40 minutes environ.

Pendant ce temps, nettoyez les champignons puis rajoutez-les dans la cocotte pour 20 minutes.
Faites cuire du riz (comptez 60 g par personne).
Faites une sauce blanche : faites fondre 40 g de beurre à feu doux dans une casserole, ajoutez 40 g de farine, mélangez bien et rajoutez progressivement 4 louches de bouillon de viande et quelques champignons coupés en très fines lamelles. Laissez la sauce "prendre" sur feu doux en remuant régulièrement.

Chauffez votre plat de service sous l'eau chaude, disposez le riz en couronne, la viande et les légumes au milieu, versez la sauce, saupoudrez de persil. Voilà, c'est prêt !

Bon appétit !

PS : Pour la recette à l'ancienne et dans les règles de l'art, allez voir au jardin des délices. Mickymath est extraordinaire ! Elle partage ses recettes avec beaucoup de générosité.

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24 mai 2007

La pâte à choux maîtrisée ! (Il était temps !)

Après avoir tenté avec succès les macarons, je me suis dit que, enfin, je devrais me frotter à la pâte à choux. J'en faisais autrefois, quand j'étais jeune (les yeux pas toujours fixés sur la balance), célibataire (prête à perdre du temps pour des bricoles) et prête à recevoir les copains (eux aussi jeunes et célibataires) pour la moindre occasion.

J'ai raflé à la biblio deux vieux magazines de cuisine qui donnaient, quelle coïncidence, une recette de pâte à chou qui se ressemblaient beaucoup, bien que l'une soit salée et fourrée de crème de tarama, et l'autre sucrée pour faire un genre de Paris-Brest au chocolat. Dans un cadre, des trucs et astuces sympathiques, bon allez, je me lance ! Changement de sujet  -Je ne sais pas pour vous, mais je suis très prudente avec ces petits magazines, j'ai eu parfois des surprises désagréables de recettes qui se révélaient infaisables, ou pas présentables voire même pas bonnes du tout. J'ai entre autres le souvenir d'une terrine jambon avocat dont je ne vous parlerai jamais. Bref revenons à nos moutons -

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Au fond, les choux version sucrée, au premier plan, la version salée.

C'est là qu'on se rend compte que c'est tout bête !

Dans une casserole, faites fondre :
- 60g beurre,
- une pincée de sel,
- deux cuillères à soupe de sucre (pour faire des chouquettes, mais il n'y en n'a pas besoin pour les choux salés)
dans 20 cl d'eau chaude. Puis portez à ébullition.

Arrêtez le feu et ajoutez alors d'un coup 150g farine tamisée et mélangez bien.
Préchauffez le four à 220°.
Incoporez 3 oeufs UN A UN. (La recette disait quatre, mais j'ai trouvé que ça sentait trop l'oeuf !)
Cela forme une pâte assez collante qu'il faut faire sécher dans la casserole sur feu doux en la travaillant à la spatule jusqu'à ce qu'elle ne colle plus.

Pour ma première tentative (les chouquettes, celles à quatre oeufs dans la pâte), j'ai voulu faire la star et j'ai dorti la poche à douille et tout le tintouin. Mais, bon, l'essai ne fut pas concluant : ça m'a fait de grosses boules de pâte qui n'ont pas bien gonflé et étaient mal cuites à coeur. Je les ai saupoudré de sucre en grains pour faire genre, mais j'ai eu une remarque d'enfer de ma fille "Je préfère celles du boulanger ..." Et toc !

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Pour ma seconde tentative (celle avec trois oeufs, THE recette qui marche !), j'ai incorporé du fromage râpé (une poignée pas trop lourde) et de la muscade et j'ai fait mes boulettes à l'aide de deux petites cuillers, et là, miracle, ça a marché parfaitement bien. Démonstration : 

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Vision miraculeuse d'un apéritif parfaitement réussi !

Sur la plaque du four, faites des petits tas assez espacés les uns des autres (les choux triplent de volume) et faites cuire 20 minutes à 200°. Il faut que le four soit bien chaud pour que ça marche et surtout ne pas ouvrir la porte pendant les 10 premières minutes de cuisson.

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Et voilà comment on épate les copains, qui appellent à 17 heures pour vous inviter et qui se retrouvent à la tête de 24 (oui, j'avoue j'en ai gardé une douzaine pour mon papa !) petits choux trop, trop bons et encore légèrement tièdes deux heures plus tard !

Bon appétit !

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14 mai 2007

I'm a macaron'girl !

J'ai osé ! J'ai fait des macarons .... Et je suis tout à fait fière du résultat ! Tellement fière, même que je n'hésite pas à "bouleversifier l'ordre" de mes messages déjà prêts pour la semaine prochaine ... afin que dès lundi, les dernières réticentes se préparent à passer le pas, elles aussi ! Et pas d'excuse, le week-end prochain sera long ...

Tout a commencé vendredi soir ... La soirée promettait d'être longue, alors j'ai pris mon courage à deux mains pour lire la technique de Mercotte (clic ici !). Oui mais voilà ... D'abord, je voulais des macarons pour tout de suite mainenant (ou le plus tôt possible de ce moment-là !), ensuite, je ne suis pas équipée comme un cordon-bleu (et je n'ai pas la spacieuse et moderne cuisine de Mercotte, non plus, là, je suis jalouse !) : outre la poudre de blancs déshydratés, il me manque ... il me manque ... aïe, aïe, aïe, la THERMOSONDE !

Alors forcément, j'étais déçue. Et j'ai continué à surfer avec ma petite souris sur la blogosphère culinaire. Grâce à Blog-appétit (merci les favoris depuis les temps immémoriaux clic ici !), j'ai trouvé LA recette qu'il me fallait chez ginger-pepper (clic ici encore, c'est pour te dire blogueur, blogueuse, lecteur, lecteuse, amis, famille et inconnus à quel point j'étais motivée !).

La lecture de cette recette fut rien de moins qu'une RE-VE-LA-TION ! Alors dès samedi matin, je m'y suis mise ...

macaron1Mais en voyant ça, je me suis demandée où cette envie allait m'emmener ...


macaron2Et puis, c'est devenu ça et ça a commencé à me rassurer ...

 

Vite fait, bien fait, j'ai repris une ganache à base de caramel au beurre salé de Lilizen, dans laquelle j'incorpore 125 g de chocolat (j'avais déjà fait un gâteau roulé pistache-chocolat avec cette ganache), parce que je ne sais pas en faire d'autres ...

Et quand c'est devenu tout ça, j'étais drôlement fièrotte de mon talent nouveau !

macaron3macaron5

macaron6

Le coup de grâce a été ce coup de dent dans le premier macaron, pour découvrir sous une croûte craquante un intérieur fondant, moelleux et au bon goût d'amandes. En projet : les mêmes au chocolat pour l'anniversaire de ma maman. Quant à vous, n'hésitez plus !

Bon appétit !

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28 avril 2007

Crème caramel de Christophe

Je veux bien sûr parler de Christophe Felder. Les recettes de son livre "Les crèmes de Christophe - Leçons de pâtisserie" sont toutes plus alléchantes les unes que les autres. Au passage, j'ai quand même repéré une ou deux petites erreurs entre photo et légende et aussi un tour de main pas trop expliqué : comment mettre une feuille de gélatine dans de la pâte de pistache ?

Venons donc au vif du sujet : j'ai testé la recette du dessert incontournable des bistrots parisiens à l'heure du dessert "alors on a crème caramel, mousse au chocolat ou tarte du jour !" et pourtant trop souvent saccagée : la CREME CARAMEL.

Bon, forcément, je ne serai pas moi si je ne le faisais pas, horreur, enfer et damnation, j'ai adapté la recette de Christophe ... Sacrilège ! Juste que je trouve qu'il avait beaucoup de sucre et que je fais la chasse au sucre inutile. Parce qu'il faut vous avouer que mon chéri parvient à solubiliser 2 sucres 1/2 dans son expresso, alors si je peux lui en retirer un peu au moment du dessert, je me dis que je fais du bien à sa santé, à sa vieillesse et à ses bourrelets ... Mais chuuutttt ! Ne lui dites pas que je travaille pour lui en cachette ...

Le résultat, pour vous convaincre que le petit changement n'a pas nui à l'ensemble ... Même si chéri m'a fait remarquer que mon dessert n'était pas assez sucré (Ah, bon ? Je me demande bien pourquoi !)

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J'ai fait 6 crèmes avec ces proportions :
- 100 g sucre pour le caramel
- 3 oeufs entiers
- 2 jaunes
- 75 g sucre (au lieu de 100 g)
- 2 cuillers à café d'arôme vanille (je n'ai plus de gousse ! Penser à prévoir des vacances à la Réunion pour approvisionnement)
- 1/2 l lait entier

Comment on fait ? (pour la recette originale, se reporter au livre évoqué ci-dessus ...)
- le plus technique, c'est de faire un caramel avec juste du sucre. Je ne sais pas faire, alors je mets un peu d'eau pour humidifier le sucre, je laisse colorer sans toucher à rien dans ma casserole, je rajoute un fond d'eau (ou un jus d'orange quand le caramel a la couleur voulue, je touille, je transvase dans mes 6 ramequins et je finis la cuisson du caramel au four. (Cherchez pas cette méthode chez les pros, c'est une technique tout à fait personnelle, acquise de façon empirique depuis que je me suis équipée d'une plaque à induction, parce que je n'ai pas acheté de moule à induction et qu'il a bien fallu trouver une solution pour faire une tarte Tatin, un jour !).
Quand le caramel est ok, laissez-le durcir.

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Pour la crème maintenant, plus facile, tu meurs !
- mélangez ensemble les oeufs entiers, les jaunes et le sucre, sans faire mousser.
- ajoutez la vanille liquide, versez le lait en mixant le tout.

- Quand le caramel est pris, préchauffez le four à 140°, versez le mélange dans les ramequins, disposez les ramequins dans la lèche-frite avec 1 bon centimètre d'eau et laissez cuire 45 minutes. Veillez à ce qu'il y ait toujours de l'eau au cours de la cuisson. Les crèmes sont cuites quand elles ne sont plus tremblotantes au milieu.

Pour les démouler, attendez qu'elles soient froides, passez un couteau sur le pourtour du ramequin et retournez sur une assiette.

Le truc de ces crèmes, c'est de les faire cuire à feu doux pour conserver leur texture crémeuse. A trop forte température, les oeufs coagulent et la crème forme des bulles, l'aspect n'est pas homogène au démoulage.

bon appétit !

 

Posté par chris de paris à 10:27 - Monuments de la cuisine française - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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